Cette chanson me touche particulièrement bien que ma maman soit
très entourée. Elle est toujours à l'hôpital et j'ai peur... Oui, à
59 ans, je le confesse, j'ai peur de ne plus être un jour la fille
de quelqu'un. Pourtant, c'est inéluctable et je suis même chanceuse
de me dire que je suis pas en haut de la pyramide familiale. Il y a
tant parmi vous qui n'ont pas eu leur maman pour bercer leurs
enfants.
La délicatesse voudrait sans doute que je m'abstienne de mettre
des mots sur cette crainte que je ressens, moi la privilégiée, mais
il me semble que c'est aussi une façon d'intégrer ce qui est, somme
toute, une normalité dans nos existences. C'est dans l'ordre des
choses... Elle n'aurait pas dû voir partir un fils et deux
petits-enfants trop jeunes.
La vie nous réserve des sensations bizarres. Elle semble à la
fois si longue et si courte qu'il est difficile de mesurer le
temps passé. C'est au travers d'évènements importants qu'on
réalise...
... Et c'est là aussi que nous prenons conscience de la
place qu' occupent nos parents dans notre histoire parce que,
auparavant, le tourbillon de la vie nous a souvent entraînés
vers d'autres priorités.. Chose logique aussi ! (Je ne veux pas
généraliser non plus !)
Si je devais formuler un voeu, j'aimerais que chaque personne
souffrant de solitude puisse être entourée avec simplicité et
affection pour les fêtes de fin d'année. Il est permis de rêver
même si c'est vraiment illusoire.
Bisous à vous. Monik
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